5 novembre 2010

Mobilisation et Actualité

Caprice de rectrice, fichage des personnels, prise en otage des étudiants et blocage des universités

Caprice de rectrice, fichage des personnels, prise en otage des étudiants et (...)

De nombreux collègues reçoivent ces jours-ci un courrier de la rectrice daté de la fin du mois de septembre et indiquant qu’elle leur refuse une autorisation de cumul (interventions dans le supérieur, colles en prépa ...) car ils ont « manifesté le souhait de ne pas occuper les fonctions de tuteur d’un professeur stagiaire au cours de l’année 2010/2011 » ; en clair, ils ont signé la pétition collective de refus d’être tuteur d’un stagiaire temps plein, mission qui ne relève pourtant pas d’une obligation de service (circulaire n° 2010-037 du 25-2-2010) !

Ce refus est massif dans notre académie : la mesure de rétorsion de la rectrice est d’abord à prendre comme un aveu de l’efficacité de cette pétition qui a bien gêné la mise en œuvre de la réforme de la formation des maîtres. Il s’agit aussi pour la rectrice de tenter de freiner l’action syndicale en y répondant par des représailles. Mais s’appuyer sur la signature d’une pétition pour justifier un refus relève de la discrimination pour délit d’opinion : les pétitions ont manifestement été épluchées et ont entraîné un relevé nominatif des signataires. Sur ce point, nous saisissons la halde, la cnil et la LDH. C’est enfin un désaveu de sa part de ses propres représentants locaux, puisqu’elle contredit les chefs d’établissement qui ont donné leur aval en toute connaissance de cause à des personnels qu’ils fréquentent tous les jours pour effectuer ces heures.

Nous ne nous laisserons pas intimider par ce nouvel accès d’humeur de la représentante de l’Etat dans l’académie qui, par mesquinerie, est en train de bloquer le fonctionnement de l’enseignement supérieur (universités, classes prépas, IUT etc.) y compris lorsque ces établissements ont des conventions avec les lycées (licences professionnelles, classes préparatoires intégrées) en informant très tardivement les personnels (et pas les établissements concernés).

Prenons là au mot : arrêtons tout enseignement dans le supérieur ; cela permettra de mettre en valeur ses besoins, l’incohérence d’un système qui a besoin des professeurs du secondaire pour fonctionner mais ne les autorise à y enseigner qu’en heures supplémentaires.

Nous adressons d’ailleurs dans ce sens un courrier aux établissements du supérieur que vous pouvez leur faire parvenir de votre côté.