27 septembre 2026

Le Snes-FSU dans l’Académie

Comité de suivi des examens du 21 septembre 2026 : entre crise caniculaire et renvoi au local

Comité de suivi des examens du 21 septembre 2026 : entre crise caniculaire (…)

La section académique a largement documenté les conditions extrêmes dans lesquelles se sont déroulées les sessions 2026 des examens. Vos remontées de juin et juillet, ainsi que les résultats de notre enquête flash, ont guidé nos interventions au rectorat le 21 septembre.
Le Snes-FSU a notamment dénoncé les conditions particulièrement pénibles dans lesquelles se sont déroulées les épreuves de juin 2026 en raison de l’absence d’anticipation face à la canicule et de l’inégale réactivité des cheffes d’établissement et des centres d’examen face aux épisodes de chaleur.

Pour l’an prochain, le rectorat s’en remet au plan de gestion des vagues de chaleur du ministère qui, après remontée des cheffes au 10 octobre, est censé dresser une liste des établissements selon leur exposition à la chaleur, travailler à équiper les salles de ventilateurs et prévoir des adaptations comme le passage des épreuves le matin. Il est question de travailler avec les collectivités pour améliorer le bâti scolaire à plus ou moins long terme. Mais sans la moindre annonce de moyens supplémentaires, et alors même que le gouvernement Lecornu annonce le gel de l’enveloppe de 40 millions destinée au bâti scolaire, il est difficile d’imaginer vivre autre chose en 2027 que ce que nous avons vécu en 2026 ! En attendant, 800 fiches de signalement ont été saisies sur le RSST, qui en disent long sur la souffrance ressentie en juin dernier.

Une session « catastrophique »
Le rectorat a reconnu une session « catastrophique » causée notamment par une grande tension dans les viviers du BGT comme du DNB. Une cellule de crise a même été mise en place au DEC pour gérer l’EAF. De fait cette année encore, dans notre académie, les 167 suppressions de postes d’enseignantes du second degré n’ont fait qu’alourdir la charge de travail des jurys et les tensions en cas d’absence. En outre, la réflexion du rectorat sur la constitution des viviers reste très insatisfaisante et source d’inégalités puisque toutes les collègues susceptibles d’être convoquées ne le sont pas et que les temps partiels sont loin d’être tous pris en compte, a fortiori au collège. Le rectorat évoque l’absentéisme des enseignantes pour expliquer les dysfonctionnements, mais la responsabilité incombe bien à ses services, eux-mêmes touchés par les suppressions de postes, le turn over des personnels ou par des blocages internes, voire des bugs informatiques, comme il s’en est produit lorsqu’il a fallu générer de nouvelles convocations après l’avancée des commissions d’entente pour l’oral de l’EAF. Notre demande de retour à des formulaires papier sur lesquels pourraient figurer nos services et quotités de services a été balayée d’un revers de la main, le rectorat s’en remettant aux seules inspecteurices et cheffes d’établissement.

Missions prioritaires
Nous avons par ailleurs redemandé à ce que figurent sur les ordres de mission de corrections de copies et d’interrogations orales la décharge de cours et de surveillances (cela concerne principalement les professeures de lettres et de philosophie, ainsi que les collègues en service partagé collège/lycée), en insistant sur le caractère prioritaire de ces missions mais nous n’avons pas obtenu d’engagement sur cette question et nous devrons revenir à la charge sur ce sujet. Pour l’instant, le rectorat souhaite laisser la plus grande latitude possible aux cheffes d’établissement pour organiser comme bon leur semble le calendrier des surveillances, parfois en dépit des textes réglementaires.

Questions en suspens
Le CSE d’octobre devrait apporter des réponses aux problèmes et questions soulevées ce 21 septembre comme l’allongement du calendrier des épreuves d’EAF jusqu’au 9 juillet (que nous avons dénoncé), l’organisation des décharges pour les correcteurs et correctrices de BTS, les frais de déplacement des AESH et professeures de collège, ou encore notre demande que figure sur les lots de copies la mention de « lot réduit » matérialisant la prise en compte des temps partiels. A suivre...
Quoi qu’il en soit, le Snes-FSU sera à l’initiative de toutes les mobilisations pour le maintien des épreuves nationales, anonymes et terminales, seules capables de garantir un même niveau d’exigence et de préserver l’égalité de traitement entre toutes les candidates quel que soit leur lycée d’origine, et il sera à l’initiative de toutes les mobilisations pour que ces épreuves se déroulent dans des conditions dignes pour les élèves comme pour les personnels.