DNB 2026 (contrôle continu, moyenne d’HG, bilan de cycle, pressions sur l’évaluation, ...), Bac (EAM, EAF, rémunération ...), cyberattaque
DNB
Préambule lu par le Snes-FSU
Concernant le contrôle continu,
– la séparation de l’histoire-géo et de l’OMC en deux lignes distinctes dans les bilans périodique et dans le livret scolaire unique numérique donne un poids disproportionné à l’EMC, pour une durée d’enseignement très faible, infrahoraire. D’autant que cette situation ne peut pas donner lieu à une pluralité de notes, comme l’exigent désormais des directions ou des IA-IPR. Ce signal alerte le SNES-FSU sur la volonté ministérielle de ne plus laisser enseigner l’EMC par les professeur.es d’histoire-géographie au collège alors que ce sont les seul.es formé.es initialement à cet enseignement.
Le Snes-FSU invite donc les collègues à ne pas différencier les moyennes.
- Le SNES-FSU demande à ce que tous les enseignements facultatifs soient pris en compte. Les collègues, qui ont déjà perdu beaucoup d’heures, ont besoin de se sentir reconnus par un bonus qui ait un poids réel. Décompter uniquement les points supérieurs à 10/20 de la moyenne de l’option la fait compter deux fois moins que la moyenne de toute autre discipline pour un élève qui aurait 20 de moyenne.
Un autre problème concerne plus particulièrement l’enseignement de chant choral pour lequel il n’a jamais été d’usage de noter les élèves. Demander une pluralité de notes représentatives aux professeur.es d’éducation musicale pour cet enseignement facultatif n’a pas de sens.
– nous rappelons qu’il n’existe aucun étayage réglementaire justifiant une surveillance hiérarchique de l’établissement des moyennes des bilans périodiques.
– Enfin, nous demandons de formaliser la disparition totale du bilan de fin de cycle … d’autant qu’il ne sert plus à rien et ne sera pas utilisé pour l’orientation dans Affelnet.
– Concernant l’ensemble des épreuves, nous renouvelons notre demande d’une revalorisation drastique des indemnités
D’éventuels ajustements du calendrier des opérations de fin de session sont encore possibles. Les notes sont séparées HG et EMC :
Les sujets zéro sont sur Eduscol. Grande nouveauté dans le calendrier, les épreuves se dérouleront sur 3 jours afin que les candidat.es puissent composer majoritairement le matin dans des conditions plus sereines en cas d’épisode caniculaire.
BAC
La nouveauté 2026, c’est l’EAM. Des sujets zéro sont disponibles sur Eduscol. Attention, il y aura 3 sujets différents, identifiables par un « code couleur » : un pour les élèves de la voie générale ayant choisi la spécialité « mathématiques », un pour ceux qui suivent uniquement l’enseignement scientifique avec le tronc commun de mathématiques, et un autre pour les élèves de la voie technologique. Un ou une candidat.e qui compose sur un mauvais sujet devra être reconvoqué.e dans les 2 ou 3 jours suivants pour composer sur le sujet de secours ! On peut facilement imaginer des complications à venir…
Désormais, les points de jury dans les commissions de délibération sont limités à 50 et les candidat.es ayant moins de 8 de moyenne ne pourront plus aller au repêchage.
Pour le reste, toutes les épreuves de spé auront lieu le matin, afin d’éviter d’éventuelles températures élevées, pour disposer d’une plus grande souplesse pour la numérisation et les commissions d’entente (18 et 19 juin) et pour mettre à disposition les copies sur Santorin au plus tard le 19 juin à 14h (sauf cas particuliers). Le rectorat demande à chaque correcteur.ice de vérifier la bonne numérisation des copies avant le début des corrections.
EAF
Pour faire face à la tension qui existait en lettres, le vivier des collègues susceptibles d’assurer les interrogations orales a été étendu aux collègues de BTS, et même de classes préparatoires en cas exclusif de service partagé sur le lycée. Dans l’épreuve orale, on a demandé que le nombre d’élèves qui choisissent de présenter telle ou telle œuvre cursive dans la deuxième partie de l’oral figure dans le descriptif qu’on envoie en fin d’année à destination des jurys. Mais la réponse sera sans doute négative.
Missions 2025 toujours en attente de rémunération
La dotation 2026 étant tombée, le DEC va enfin pouvoir passer en revue tous les dossiers en attente de traitement depuis l’été dernier ! Les collègues devraient être payé.es fin janvier. Nous contacter si tel n’était pas le cas. Lors de la déclaration des frais de mission, idéalement à l’issue des épreuves, veiller aux changements de RIB, aux pièces pour les frais de déplacements et à saisir tous les états de frais rapidement.
Cyberattaque (suite…)
Le Comité de suivi des examens s’est tenu mardi 20 janvier. Nous avons évoqué les nombreux blocages générés par la cyberattaque (cf article à ce sujet : https://lille.snes.edu/Cyberattaque-et-maintenant.html ) et qui persistent, laissant planer de grandes incertitudes sur le bouclage des programmes et des inégalités de traitement entre élèves dans les matières où le numérique occupe une place centrale. Le rectorat suit de près, nous a-t-on dit, les résultats de l’enquête menée sur la viabilité des 70 logiciels utilisés dans les établissements. Les inspecteurs ont fait part d’un retour à la normale dans la voie professionnelle, mais d’un retour seulement progressif dans les autres voies, les disciplines les plus touchées étant les disciplines industrielles. La priorité, disent-ils, c’est de rétablir tous les logiciels. Après l’enquête sur les logiciels, une seconde enquête devrait être transmise aux établissements fin janvier pour identifier la nature des retards pris pour toutes les disciplines à examen dans chaque établissement. Cette enquête doit permettre d’examiner d’éventuelles adaptations, « si nécessaire ». A l’heure actuelle, la seule certitude concerne les ECE de physique-chimie et de SVT : le corps d’inspection en charge du suivi de ces épreuves, s’est engagé à choisir dans la banque des diverses situations possibles, 25 situations dans lesquelles ne figure que peu ou prou le numérique. Pour le reste, le rectorat dit vouloir mobiliser un « plan de rattrapage » à l’échelle de chaque établissement qui pourrait prendre la forme d’heures supplémentaires permettant de mettre en place des sessions de rattrapage de chapitres en vue des examens.
Nous avons évidemment déploré le manque de personnel informatique compétent présent à temps plein dans les établissements, la disparition des personnels formés aux TICE, les contrats régionaux à courte durée et non-renouvelables (évidemment le rectorat botte en touche sur ce sujet relevant de la Région), la difficulté de communiquer via les « tickets » informatiques, bref le manque élémentaire de moyens pour se remettre d’une crise inédite.
A quand le féminin dans les sujets ?
Comme l’an dernier, nous avons défendu la féminisation des consignes des sujets d’examen. Ils et… elles ont « pris note de la demande ». A suivre…
