« Quand nous avons appris que nous perdions 100 heures sur l’établissement (90HP et 10 HSA), dont 50 heures postes sur la partie lycée 2de/1re/ Tle alors que nous allons y accueillir 34 élèves en plus, nous nous sommes organisés et mobilisés ! On avait de bons arguments : on est dans un bassin attractif, il y a de nouveaux logements qui se construisent, avec une hausse démographique. Et 100 heures de moins, ça veut dire perte de la 1re année du BTS aéro, perte d’1h d’AP en 1re, augmentation des effectifs en groupe de langues, chantage aux heures sup’ pour maintenir les groupes à effectif réduit, ça dégrade nos conditions d’enseignement.
On était 50 devant l’établissement le 18 février, et 35 à Lille pour accompagner l’audience au rectorat, en musique, on entendait les tam-tam pendant que nous étions reçus ! Au rectorat ils nous l’ont dit « on a bien entendu vos collègues ! ».
Il y a 4 postes supprimés, on espérait en sauver au moins un... on a eu 20 HSA suite à notre mobilisation, mais pas d’heures poste. En fait on a gagné plus que ça : on a recréé de la mobilisation, les collègues viennent en heure d’info syndicale.
Il y en a même qui parlent de rebouger en voyant l’exemple d’autres lycées en ce moment. »

Guillaume Brioul, S1 du Lycée des Flandres