11 octobre 2026

Le Snes-FSU dans l’Académie

Echange avec la rectrice du 8 octobre : interventions du Snes

Le Snes académique, avec la FSU, a participé au « temps d’échange » proposé par la rectrice Béjean, et consacré à la mobilisation lycéenne le 8 octobre.
Pour toute situation d’établissement à signaler au rectorat, nous écrire à s3lil@snes.edu

La rectrice a commencé par évoquer les personnels blessés, l’élève amputé à Béhal Lens, leur accompagnement, avant de considérer l’expression lycéenne comme « précieuse et légitime ». Elle a indiqué ne faire aucun amalgame avec les violences très lourdes, « pas toujours de personnes extérieures aux lycéen-nes mobilisés. »

L’intervention du Snes a porté sur :
1) L’attitude du gouvernement qui a attisé la colère, la nécessité d’annonces concrètes, seules à même déboucher sur un retour à la normale qui n’existe pas. Violences et dégradations, élève blessé à Lens : si les consignes de retenue avait été donnée avant, en serait-on là ?
2) L’inefficacité des arrêtés préfectoraux pour étouffer la parole de la jeunesse, qui se manifeste y compris dans l’enceinte de certains lycées.
3) Le rappel de mesures immédiates à prendre, nos combats depuis 10 ans :
– annulation de toutes les suppressions de postes. Le Snes-FSU n’est pas dupe de l’annonce qui reporterait l’effort sur collèges et 1er degré. C’est inacceptable.
– mesure d’urgence sur le bâti, avant un plan pluriannuel
– temps scolaire et sélection : abrogation des réformes Blanquer, de Parcoursup

Nous avons ensuite dénoncé les pressions qui s’exercent localement :
–  sur les élèves et leurs familles concernant les absences liées à la mobilisation, avec des formes d’intimidation liées à Parcoursup
– les PPMS détournés pour confiner les lycées, avec le sentiment de séquestration
Sur les absences des élèves et les pressions éventuelles, la rectrice a répondu à la FSU que le message serait passé auprès des chefs d’établissement. Elle a indiqué qu’il fallait de la « compréhension » dans contexte actuel.

Concernant les fermetures et le « passage en distanciel »
La rectrice indique que les fermetures ont été prononcées sur décision des chef-fes d’établissement, après concertation avec le dasen et le préfet. Critères pris en compte : dégradations, éléments de contexte liés à des violences.
La CFDT a demandé de « valoriser les outils institutionnels pour le distanciel », et « d’accueillir les élèves pauvres dans les lycées fermés. », tout en reconnaissant que souvent la « visio fonctionne pas »
Le Snes a rappelé que le Code de l’Éducation ne prévoit pas de « passage en distanciel » quand une fermeture est décidée. Et que sans état d’urgence, rien n’est imposable aux collègues.
Sur une question du SNALC, il a été confirmé que des conseils de discipline étaient programmés.

Report des CA
Le Bo du 8 octobre rappelle la possibilité de reporter ou de prolonger le scrutin

« Perspectives »
Les temps de démocratie feront l’objet d’une remontée académique. La rectrice reconnaît « qu’il n’y aura pas de surprise ».
Le lien est à faire avec le Conseil Réginal HDF pour le bâti et la restauration scolaire.
Plan de remplacement de longue durée : un état académique est à fournir au ministrère pour identifier les eple avec au moins 2 remplacements non assurés et les enseignant-es disponibles.
L’état des lieux porte à Lille sur toutes les catégories de personnel