Article mis à jour le 4 octobre :
- Arrêtés préfectoraux d’interdiction de rassemblement et de manifestation pour le 5 octobre dans le Nord.
– > établissements concernés
Pour les collègues qui se tiendront aux côtés des lycéen-nes, à proximité des lycées concernés par l’arrêté : nous recommandons une posture d’obervat-eur-rice, sans action revendicative, et de se tenir à au moins 100 m de l’établissement.
- "Continuité pédagogique et distanciel : la fermeture de l’établissement n’entraine pas juridiquement le passage en distanciel. Les enseignant-es ne relèvent pas du télétravail et conservent leur liberté d’aller et venir ... Il leur incombe simplement et statutairement de renseigner le cahier de texte numérique.
- Parcours de la manifestation lilloise du 6/10 :
Place Déliot - Rue de Trévise - Rue de Douai - rue de Cambrai - Boulevard Jean Baptiste Lebas Est - Boulevard Louis XIV/Boulevard de la Liberté - Boulevard Jean Baptiste Lebas Ouest - Rue Solférino - Rue Inkermann - Place de la République (parvis des Droits de l’Homme)
Appel aux personnels à se tenir aux côtés des élèves et à la grève le 6 octobre
La semaine qui se termine a vu la généralisation de la mobilisation lycéenne aux quatre coins de l’académie de Lille.
Depuis le début de ce puissant mouvement, le SNES-FSU condamne toutes les violences, celles des forces de l’ordre, mais aussi celles qui ont visé des personnels.
Il a encouragé les collègues à exprimer, par leur présence responsable devant les établissements, le soutien de la profession à des revendications qui expriment un profond besoin d’égalité dans l’Ecole publique, abîmée par 10 ans de budgets et de réformes macronistes.
Le communiqué SNES-SNEP-SNUEP de ce jour (lire plus bas) veut poursuivre cette démarche en appelant à se tenir aux côtés des élèves le mardi 6 octobre (dans les rassemblements déclarés et intersyndicaux, ou devant les établissements) et en appelant à la grève dans le second degré.
Sous pression, le gouvernement a déjà consenti à certains reculs (suppression des droits d’inscription en BTS et CPGE), mais il entend désormais gérer par la peur et limiter le droit de se réunir et de manifester par des arrêtés préfectoraux déconnectés de la réalité du terrain.
Affaibli, E. Geffray encourage la fermeture des établissements et le « passage en distanciel » : c’est une stratégie pour étouffer la mobilisation lycéenne, nier ses revendications, refuser le dialogue et la démocratie. Cela ne peut que faire monter la pression chez les collègues.
À ce propos, le SNES-FSU rappelle que l’enseignement « à distance » ne relève pas des obligations statutaires des professeures : seul le renseignement quotidien du cahier de texte numérique est exigible.
Lire notre mise au point : https://www.snes.edu/article/cours-en-distanciel-cest-non/
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