1er juillet 2015

Carrière et mutations

CAPA agrégés : titularisation - CFP - PACD/PALD - contestation de note

Sur les 91 stagiaires agrégés, 89 ont été validés et deux ont été placés en renouvellement. Pour les PACD/PALD, il n’y a pas eu de modification suite au groupe de travail.
Pour les congés de formation professionnelle, un contingent de 72 mois est attribué, 20 mois pour les agrégés de moins de 10 ans d’ancienneté (7 candidats), 52 mois pour les plus de 10 ans (27 candidats). Le contingent reste insuffisant même si le plus faible nombre de demandes donne un ratio « correct » en terme de temps d’attente : seulement 10 collègues sur les 34 demandeurs agrégés de l’Académie sont satisfaits, dont 2 prioritaires (déjà en congé cette année et ayant obtenu un mi-temps, 6 mois ou 10 mois en 2014-2015 et prolongé en 2015-2016). Le rectorat a enfin accepté de respecter les vœux des collègues, un seul collègue n’a pu obtenir son premier vœu, faute de crédits suffisants.

Il fallait avoir fait 3 demandes pour voir sa demande acceptée mais toutes les 3e demandes n’ont pas été acceptées.


Déclaration FSU – CAPA du 29 juin 2015

Monsieur le Recteur, Mesdames, Messieurs,

A l’heure où s’ouvre cette CAPA, de nombreux professeurs poursuivent la mobilisation contre la réforme du collège ; c’est en responsabilité et en conscience des conséquences de leurs actes, qu’ils ont décidé de se mettre en grève sur les journées de corrections des épreuves du DNB. C’est pour eux, face à la provocation qu’a constitué la publication du décret sur la réforme du collège au lendemain d’une forte journée de mobilisation le 19 dernier, l’un des seuls moyens de tenter de se faire entendre d’une ministre sourde aux remontées d’une très grande majorité d’enseignants très inquiets d’une réforme qui ira à l’encontre des objectifs qu’elle affiche : montée des inégalités, mise en concurrence des disciplines, réduction des heures consacrées aux savoirs disciplinaires pour tous, imposition de dispositifs qui ont démontré leur inefficacité au lycée, casse d’un service public unifié au nom de l’autonomie sensée résoudre les difficultés rencontrées sans oublier l’annulation du plan académique de formation pour le réorienter vers un accompagnement très dirigiste de cette réforme du collège.

Le SNES FSU défend une autre réforme qui fait le choix de l’ambition pour les élèves, du travail en petit groupe, de la baisse des effectifs par classe, d’une interdisciplinarité choisie par les équipes, dans un cadre national maintenu (horaires, programmes annuels). L’action à l’appel du SNES FSU aujourd’hui est bien celle de collègues attachés enfin au maintien d’un véritable diplôme national du brevet qui continue d’évaluer des savoirs-faire mais aussi des savoirs.

Pour en venir à cette capa du 29 juin.
Nous avons à aborder la question des PACD.
Force est de constater au regard du bilan social étudié la semaine dernière en CTA que les difficultés de santé des collègues ont une légère tendance à augmenter. Ainsi le nombre moyen de congés pour les CLM, CLD et congé de grave maladie ne cesse de s’accroître depuis 2010. De même, le dispositif d’allègement de service prévu officiellement depuis 2006 pour les Bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi (les personnels reconnus travailleurs handicapés pour la plupart), mais mis en place dans l’académie depuis plus longtemps, est de plus en plus sollicité par les collègues.
Malheureusement le contingent, pris sur contingent PACD, ne suffit pas et il faut départager des situations médicales graves entre elles.
Quels sont les critères qui président à l’attribution de ces allègements de service ? Pourquoi certains collègues ayant toujours le même handicap se voient refuser un allègement pourtant obtenu l’année précédente ? Y a-t-il des reliquats pour ces allègements ? Comment seront traitées les demandes tardives à la rentrée prochaine ou en cours d’année ?

Concernant les congés formation, nous sommes satisfaits de voir enfin accepter les vœux des collègues concernant la durée de ce CFP. Effectivement, ne pas permettre à des collègues de prendre un congé sur 10 mois mais uniquement sur 5 ou 6 mois, décourageait certains collègues à continuer à demander ce congé car la durée ne correspondait pas à la formation voulue. De plus, cela ne permettait un appel d’air que tous les 2 ans, puisqu’un collègue qui obtient 5 ou 6 mois est prioritaire l’année suivante pour obtenir à nouveau un congé formation.

Enfin, le dernier point concernera les agrégés stagiaires. Nous sommes satisfaits d’avoir vu revenir cette année une formation qui ne met plus le stagiaire à temps plein. Pour autant la revendication de la FSU est bien de mettre le stagiaire en responsabilité sur le service de son tuteur pour une quotité n’excédant pas 6 heures.
L’analyse des dossiers qui nous sont proposés, nous a permis de prendre conscience des limites du système de validation mis en place : comment accepter que les chefs d’établissement désormais aient à remplir dans les dossiers des professeurs stagiaires des items purement pédagogiques voire touchant à la didactique. Nous avons découvert avec étonnement qu’un chef d’établissement était considéré compétent désormais pour valider les items suivant : 
- « maîtrise des contenus disciplinaires »,
- « met en œuvre les transpositions didactiques appropriées »
- « identifier les savoir-faire et savoir à acquérir par les élèves en lien avec les programmes »
- « donne du sens aux apprentissages »
- « prépare les séances pédagogiques et l’inscrit dans une progression réfléchie. »
A nos yeux, c’est bien la validation par l’inspection qui doit rester prépondérante et nous ne sommes pas pour la confusion des compétences. D’ailleurs, un des deux chefs d’établissement concernés par ce dossier de validation a eu l’honnêteté de ne remplir que certains items sur lesquels il se sentait le plus à sa place.
Nous rappelons enfin que pour respecter le cadre statutaire des agrégés, il convient de placer les agrégés stagiaires en lycée, ce qui n’est pas le cas pour un des deux stagiaires proposé en renouvellement de stage.

Nous remercions les services pour leur disponibilité pour la consultation des dossiers.