16 juin 2005

Le SNES dans l’Académie

Communiqué de presse des personnels du collège Van der Meersch Roubaix

LES PERSONNELS DU COLLEGE VAN DER MEERSCH

« Le fait divers fait diversion »

Il ne faut pas que les incidents de ces derniers jours occultent la réflexion de fond et les actions menées par l’ ensemble des Personnels du collège Van Der Meersch.

Rappelons les faits inacceptables qui se sont déroulés à Van Der Meersch :
- incendie de trois voitures dans l’ enceinte de la cité scolaire
- vol du sac à main d’ une aide-éducatrice

Nous exigeons que les collègues concernés reçoivent dans un délai le plus bref un remboursement adapté au préjudice subi. Les conditions d’ indemnisation des victimes sont, pour nous, la première priorité.

Maintenant, ces faits ne doivent pas faire diversion et nous faire oublier les conditions d’ accueil des élèves et de travail du personnel de la communauté éducative. C’ est pourquoi nous ne nous sentons pas du tout trahis par nos élèves,qui ne cautionnent pas ces actes de vandalisme.

Ce qui nous interroge, c’est le lien que nous rappelons entre les demandes de rénovation de l’ Etablissement qui sont restées sans suite et les actuels événements qui mettent en cause la sécurité à l’ intérieur et aux abords de la cité.
Il n’est actuellement plus temps de nous concéder des « bouts de rustines » sauf pour pallier dans l’immédiat ces problèmes de sécurité.

Qu’ en est-il d’ une réflexion :
- sur la vétusté et l’exiguïté des locaux (insalubrité du gymnase, huisseries...)
- sur la gestion de l’espace de la cité scolaire (ouverture des parkings)
- sur la présence adulte (suppression de trois postes au collège).
Quant à nous, il nous paraît évident que nos bâtiments ne sont plus adaptés aux missions de Service Public d’Education qui nous incombent.

Quelles réponses de nos élus à ces questions que nous posons depuis plus de quinze ans ? Les difficultés que rencontre le collège Van Der Meersch ne sont pas exceptionnelles !

La réponse actuelle du gouvernement (900 postes supprimés dans l’Académie, 7500 en France pour la rentrée 2005, loi Fillon en suspens mais pas suspendue dont nous craignons l’ adoption par ordonnances, cet été) ne nous paraît pas adaptée.

Nous ressentons cela comme du mépris pur et simple pour le public que nous accueillons et pour qui nous voulons le faire réussir.

Nous ne nous contenterons pas de simples promesses et exigeons que, dès la rentrée de septembre 2005, des réponses claires et concrètes soient apportées.