9 mars 2005

Le SNES dans l’Académie

NON AUX HEURES SUPPLEMENTAIRES OUI AUX POSTES FIXES

Votre établissement subit probablement comme le nôtre une réduction particulièrement forte et injustifiée de sa dotation horaire, ainsi que du nombre de ses postes fixes. Sans reprendre dans le détail le mode de calcul de notre administration académique, il apparaît de plus en plus clairement que la décrue du nombre de postes fixes est directement corrélée à l’augmentation des situations précaires et provisoires, en particulier à la présence toujours plus massive des heures supplémentaires années, celles que nous nommons HSA.

Avec 7 postes supprimés, les prévisions pour la rentrée 2005 ont atteint à Montebello un seuil alarmant. A titre d’exemple, les 12 collègues restant en place en STE après la perte pour cette discipline de 3 postes, auront à effectuer une cinquantaine d’heures supplémentaires, plus si l’on applique à la lettre l’esprit de la réforme qui remplace les séries STT par STG. Le volume des heures supplémentaires franchit ainsi dans notre lycée la barre des 10 % de la dotation globale.

Nous avons donc décidé de réagir fermement et avons lancé une campagne de signatures annonçant que nous refuserions à la prochaine rentrée toute heure supplémentaire au delà de l’heure obligatoire. Nous avons recueilli une centaine de signatures représentant 80% des personnels enseignants environ. Nous avons surtout observé, lors d’une audience obtenue la semaine dernière auprès du rectorat, que cette action inquiétait notre hiérarchie, ce que nous comprenons fort bien car elle révèle de façon assez éclatante l’impossibilité de fonctionner avec les moyens alloués.

Nous vous proposons par cette lettre de vous associer à notre action et de lancer dans votre établissement une pétition identique. Notre démarche comporte deux buts essentiels. Donner dans un premier temps plus de force à nos revendications en multipliant le nombre d’établissements en action. Prévenir ensuite toute tentative de la part du rectorat de jouer un établissement contre l’autre, en clair de se sortir d’une situation délicate en déshabillant Pierre pour habiller Paul.

En tout état de cause, nous sommes conscients qu’apposer sa signature au bas d’un tel texte peut s’avérer difficile pour certains d’entre nous, et que certaines situations personnelles peuvent rendre la rémunération de telles heures quasiment indispensable. Il n’est pas dans notre esprit de nous livrer à une quelconque chasse aux sorcières, mais bien de tenter de convaincre que collectivement nous avons tous à gagner en les refusant.