2 novembre 2014

Carrière et mutations

bilan du Groupe de Travail sur la notation et sur la Hors Classe

Pour le SNES et la FSU, la Hors Classe doit constituer une continuité de carrière : tous les collègues doivent pouvoir l’obtenir comme cela était prévu lors de sa création en 1989 (obtenue par des mobilisations et grèves des collègues de l’époque, en plus de la création de l’ISOE et du raccourcissement des délais pour passer du 1er au 6e échelon).

Conscients des dérives qui peuvent exister avec le système en place (cela nous a été confirmé par le barème de Lille entre 2006 et 2013 qui a divisé les salles des profs), nous revendiquons la suppression de la Hors-classe pour permettre la refonte de la grille indiciaire en y incluant les indices terminaux de la hors classe comme étape intermédiaire.

En attendant la satisfaction de cette revendication, le nouveau barème mis en place l’an dernier (pour les certifiés, CPE et PLP), et obtenu grâce à l’action du SNES et de la FSU, a permis l’accès à la hors classe pour de nombreux collègues qui n’y croyaient plus et qui pourront partir à la retraite avec une pension meilleure (voir sur ce lien ce barème : http://www.lille.snes.edu/spip.php?article2676), sans que cela remette en cause l’attribution de la hors-classe pour les certifiés plus jeunes : ces derniers auront la hors-classe en « différé » (un à 3 ou 4 ans) mais avec un meilleur reclassement, donc un rattrapage salarial dès l’attribution de la promotion (un 7e échelon promu à la hors-classe gagne en effet 0 euro de plus, il progressera ensuite à l’ancienneté à la hors-classe (seul rythme qui existe), soit au même salaire que s’il avait continué à progresser au grand choix, il a simplement la garantie d’avoir la hors-classe).

En l’état des discussions du groupe de travail sur la Hors Classe des certifiés, CPE et PLP, nous avons obtenu des assurances sur le maintien de ce barème pour les promotions de l’année 2014-2015.

Le SNALC ne défend pas cela : pour lui, le mérite doit être reconnu par l’attribution de la hors classe à de jeunes collègues (si possible, syndiqués dans ce syndicat). Mais c’est complètement oublier les injustices liées :

- aux variations du nombre de postes mis aux concours (les chiffres des années 1980 sont éloquents : quelques dizaines de postes étaient mis aux concours à l’échelle nationale, contre plusieurs centaines à partir des années 1990. Les collègues actuellement aux 10 et 11es échelons, ceux-là même qui se sont battus pour la création de la hors-classe, ont été contraints de commencer comme adjoints d’enseignement, ont ensuite été intégrés comme certifiés sans reclassement, donc en commençant au 1er échelon, d’où leur retard de carrière qui n’est pas dû à un manque de mérite, mais à un contexte défavorable)

-  à un retard d’inspection (mieux vaut être à Lille ou dans le bassin minier qu’à Fourmies ou Le Touquet pour y échapper, les IPR ont aussi un nombre de kms à ne pas dépasser par an !)

- à un passage à l’ancienneté aux 10 et 11e échelons en raison de sa date de naissance (il y a des quotas pour passer au grand choix (30 % des promouvables) ou au choix (5/7) : où est le mérite dans tout ça ?)

-  à la pression de l’inspection pour décrocher l’avis exceptionnel permettant l’accès à la promotion,

- à l’arbitraire d’avis donnés par les chefs d’établissement (en 2013, certains n’avaient mis aucun avis exceptionnels, alors que d’autres les distribuaient à quasiment tous leurs personnels), ...

Le SNALC trouve de même la bonification liée à l’éducation prioritaire trop importante, d’autant que « tout le monde n’a pas la possibilité d’y enseigner » ! Mais c’est complètement nier les conditions de travail difficiles des personnels dans ce type d’établissement, qu’ils y soient encore ou qu’ils y aient passées au moins 5 ans. Pour le SNES et la FSU, ces personnels doivent continuer à profiter de ces bonifications. Le SNES et la FSU œuvrent également pour que les conditions de travail dans ces établissements soient améliorées.

Ce groupe de travail a permis également de traiter la différence entre les hommes et les femmes en terme de notation, de même qu’entre les TZR et les non TZR. Le fait d’être un homme ou une femme, d’être TZR ou non ne doit pas porter préjudice à la progression de carrière et le SNES reste vigilant lors des CAPA pour que ces disparités soient combattues.


Concernant la notation pédagogique : les propositions de l’an dernier n’ayant pas suscité l’adhésion des élus, c’est le statu quo (à savoir, + 1 pt pour les certifiés en l’absence d’inspection après 5 ans révolus, à la condition d’avoir déjà été inspecté au moins une fois).

Des directives sont données aux inspecteurs pour visiter les collègues en retard (plus de 5 ans sans inspection) en particulier ceux qui approchent de la hors-classe et les TZR. Mais ces derniers sont confrontés à une difficulté matérielle : si les collègues titulaires de l’établissement ont été vus récemment, l’IPR ne se déplacera pas uniquement pour le TZR.