1er février 2026

Le Snes-FSU dans l’Académie

Adapter le bâti scolaire, clarifier consignes et procédures, une urgence !

Le Rectorat réunissait ce vendredi 30 janvier un Groupe de travail sur la question des risques climatiques.
Les élus SNES FSU aux cotés des collègues de la FSU (SNUIPP et SNEP) ont porté la voix des personnels en attirant l’attention sur la manière dont nos conditions d’enseignement sont de plus en plus impactées par les vagues de chaleur ou les vagues de froid au quotidien et sur la question des conditions d’examens.

Les représentants de l’administration se sont trop souvent limités à signaler la réglementation, à rappeler les bonnes pratiques ou à mettre en valeur des exemples (trop rares) d’adaptation du bâti (voir le diaporama)

diaporama_gt_risques_climatiques_26012026.pdf

Mais les élus FSU ont souligné le grand décalage entre les préconisations et la réalité de terrain. Ils ont regretté l’incapacité du rectorat à répondre précisément sur de nombreux points :
 la question des consignes en cas de période d’épisode climatique extrême : consignes pas forcément transmises et en tout cas pas à tous les personnels ; consignes parfois interprétées de manières très différentes par certains chefs d’établissement avec des pressions (pour rattraper des cours) ou sur des personnels de vie scolaire pour organiser un accueil, alors que la consigne globale est « de ne pas prendre de risque « et de privilégier un travail à distance.
 la question des incohérences avec des consignes différentes au niveau local et des conditions de travail parfois totalement inacceptables (niveau de températures inacceptables et dont aucun seuil n’est clairement fixé dans la réglementation).
 quels moyens de pression sur les collectivités locale pour que les établissements soient mis aux normes et qu’un plan de rénovation soit réellement mis en œuvre ?
 comment faire évoluer les règles d’ouverture des établissements pour obliger les collectivités locales à s’adapter à des normes plus contraignantes ?
 pourquoi le DUERP (qui doit permettre de recenser les risques partout) n’est-il pas mis en place partout ?
 pourquoi un diagnostic généralisé du bâti scolaire n’est-il pas mis en œuvre ?
Nous avons cité de nombreux exemples qui témoignent de conditions de travail parfois très difficiles en fonction des aléas climatiques (en classe, en gymnase, sur différents moments de l’année) mais aussi de bâtis inadaptés et dégradés (absence d’aération possible, de rideaux ou de volets, manque isolation, etc…).
Contrairement à certaines organisations syndicales prêtes à transiger sur des examens nationaux qui pourraient ne plus pouvoir être organisés aux mêmes dates en raison des différentes de conditions climatiques, la FSU n’acceptera pas de telles adaptations. Il s’agit de travailler plutôt sur les conditions matérielles d’accueil des élèves et des personnels sur ces moments clés de la scolarité.

La F3SCT (et sa délégation FSU) s’est depuis longtemps penchée sur ces questions qui impactent directement et de plus en plus nos conditions de travail et avait notamment soumis plusieurs préconisations à la présidente de l’instance en 2023 suite à une visite dans un collège.

Ce groupe de travail a laissé apparaitre qu’une volonté politique réelle à tous les niveaux n’existe pas et qu’on ne met pas réellement les moyens financiers pour rénover et adapter le bâti scolaire. La situation ne pourra évoluer sans cela, or tous les indicateurs montrent que cette question des risques climatiques se pose de plus en plus fréquemment.
Les élu-es FSU continueront de porter ces questions à toutes les échelles (auprès du Rectorat et de sa cellule « bâti scolaire » créé depuis 2023, en F3SCT académique, auprès du ministère, aurès des collectivité territoriales…).
Ils encouragent tous les personnels à imposer la mise en place du DUERP (Document unique évaluation des risques professionnels) partout où ce n’est pas le cas, à y faire inscrire ces risques qui impactent les conditions de travail de tous, à porter en CA ces questions pour encourager prise de conscience et évolution des pratiques.