18 janvier 2015

Mobilisation et Actualité

Communiqué de presse : « suppressions de postes sur le Dunkerquois »

Communiqué de presse – 17 janvier 2015

« Quand on fait des économies sur l’école, on l’affaiblit et je ne peux l’accepter », a déclaré François Hollande en janvier 2012 avant d’asséner : « J’assume ce risque des moyens supplémentaires [...] J’en prends la responsabilité et je l’assume. »

Pourtant, depuis trois ans, nous ne faisons que constater la dégradation du service public d’éducation.

L’an passé déjà, un mouvement de grève s’était créé contre les suppressions de postes dans le dunkerquois (25 équivalents temps pleins) qui n’avait pas abouti. Est-ce cela la « priorité à l’éducation » et le « dialogue » avec les enseignants ?
Nous constatons à nouveau cette année une baisse drastique et draconienne de nos moyens. En effet, dès la fin du mois de décembre, les services de l’éducation ont annoncé le non-paiement des heures effectuées dans le cadre de l’accompagnement éducatif (club théâtre, club lecture, aide aux devoirs, …) au cours du premier trimestre.
Par ailleurs, dans le bassin dunkerquois, nous avons appris le 15 janvier que nous perdions encore, pour la rentrée 2015, l’équivalent de 21 temps pleins (363 heures postes). L’effet d’annonce du redéploiement des moyens en faveur des REP (réseau d’éducation prioritaire) est un leurre : d’une part, de nombreux collèges ont été évincés de ce réseau d’éducation prioritaire sous des prétextes et des arguments fallacieux, et d’autre part ceux qui y entrent ne verront pas les promesses ministérielles (seuls 4, 5 postes sont créés) :

-  Westhoek : - 4 postes

-  Lucie Aubrac : + 3 postes

-  Jules Verne : aucun poste supplémentaire

-  Moulin : - 2 postes

-  Robespierre : aucun poste supplémentaire

-  Deconinck : + 1,5 poste

Nos élèves, souvent défavorisés socialement et culturellement, ont subi de plein fouet les restrictions budgétaires des dernières années, va-t-on encore accepter que les services rectoraux hypothèquent leurs chances de réussite ? Ils sont pourtant tous des enfants de la république et à ce titre doivent bénéficier de moyens à la hauteur de l’ambition pour l‘école. L’éducation doit rester nationale : les mêmes chances et les mêmes droits pour tous !

Nous envisageons donc :

-  La tenue d’une conférence de presse le vendredi 23 janvier à 18h30 au local FSU, rue Geeraert, à Dunkerque Malo

-  La participation au mouvement de grève nationale le 3 février 2015 pour de vrais moyens pour l’éducation, lancé par la FSU

D’autres actions seront décidées lors d’assemblées générales, de réunions syndicales dans les établissements scolaires du dunkerquois en vue des conseils d’administration de rentrée scolaire.

Article VDN