14 mai 2017

Mobilisation et Actualité

Après le 2d tour de la présidentielle : c’est notre projet (à la section académique du SNES-FSU)

NOTRE PROJET (AU SNES-FSU)

La section académique du SNES-FSU se réjouit de la défaite subie par l’extrême-droite au soir du second tour de l’élection présidentielle et continuera, avec la FSU, à combattre un programme réactionnaire et xénophobe aux antipodes d’un projet émancipateur et démocratique pour l’Ecole.

Pour autant, le score élevé obtenu par le Front National, notamment dans notre académie, et le haut niveau historique atteint par l’abstention interdisent tout triomphalisme pour le nouveau Président de la République, dont le projet néo-libéral n’a même pas recueilli un quart des suffrages au premier tour.

Dès à présent, le Snes-FSU de Lille entend alerter et mobiliser les personnels du second degré sur les mesures qui usent de poncifs et de mensonges pour jeter les services publics et les fonctionnaires en pâture à l’opinion et justifier l’austérité budgétaire : moins de fonctionnaires car ils ne travailleraient pas suffisamment, rétablissement du jour de carence car ils seraient plus souvent absents, baisse des pensions et recul de l’âge de départ en retraite car ils seraient des « privilégiés ».

Dans le second degré en particulier, nous refuserons le renforcement des prérogatives des chefs d’établissements qui se cache derrière le slogan de l’autonomie, avec notamment un pouvoir de nomination des personnels par les chefs d’établissement dans la droite ligne du programme Eclair de l’époque Châtel … et qui avait échoué. Nous refuserons aussi la déréglementation des enseignements : si Emmanuel Macron a promis le rétablissement des bilangues, il a oublié de dire que ce serait à moyens constants, donc au détriment d’autres heures de cours disciplines, et dans le cadre d’une « dotation à disposition » dont le financement n’est plus garanti à partir de la rentrée 2018 : revenir sur la réforme du collège c’est remettre en cause l’arrêté du 19 mai 2015 et ses annexes pour augmenter les enseignements obligatoires et les flécher. Nous refuserons enfin la pseudo modernisation du baccalauréat qui doit rester un diplôme national et identifiable comme tel ; pour cela nous ne voulons pas de contrôle continu qui sera préjudiciable aux élèves de notre académie auxquels on demande pour l’instant s’ils ont eu le bac et pas où ils l’ont eu.