L’examen des différentes situations de la CAPA de ce jour nous montre que l’on peut classer les 38 contestations de notes des certifiés du 2nd degré et les 5 du supérieur en plusieurs catégories :

- les conflits avec les chefs d’établissement,

- les remises en cause de l’harmonisation rectorale dans le 2nd degré et le supérieur,

- la situation particulière des TZR qui doivent passer par un intermédiaire (le chef d’établissement de leur RAD) pour être notés,

- les certifiés qui veulent contester l’appréciation mais qui ne peuvent le faire qu’en contestant une note qui leur convient cependant.

Bilan :

- Dans le 2nd degré, sur 38 contestations, 20 notes ou appréciations ont été modifiées en faveur du collègue dont 3 stagiaires

- Dans le supérieur, sur 5 contestations de notes, 1 a été revue à la hausse (pour 2 autres, la note quasiment au maximum, ne change rien à la progression de carrière)

Au regard de ces différents cas, la notation administrative montre toute ses limites : nous sommes notés sur 40, mais en commençant à 30 de façon exceptionnelle, à 33,3 en règle générale, soit la possibilité de gagner moins de 7 pts quasi-mécaniquement sur 42 ans.

Par ailleurs, les appréciations administratives des chefs d’établissement font de plus en plus référence à nos pratiques pédagogiques, ce que nous récusons : en quoi un chef d’établissement est-il compétent pour nous évaluer dans ce domaine ? Nous demandons qu’au cours de cette CAPA, les remarques pédagogiques des chefs d’établissement ne soient pas prises en compte pour prendre les décisions concernant les contestataires de ce jour.

Nous ne sommes pas opposés à une évaluation de notre travail, bien au contraire, nous savons qu’en tant que fonctionnaires, nous avons des comptes à rendre. Mais nous sommes favorables à un double regard sur notre activité professionnelle, émis à la fois par le chef d’établissement pour tout ce qui concerne l’administratif et par l’inspection pédagogique. Cependant, cette évaluation ne doit pas avoir de conséquences salariales ; la consultation des dossiers individuels de contestations et du fichier envoyé par vos services ne peut que nous conforter dans notre revendication de déconnecter une notation infantilisante et très réglementée, de l’avancement d’échelon. Pour nous, le rythme d’avancement doit être unique et sur la base du rythme le plus favorable, comme c’est le cas pour l’autre côté de cette salle.

Parmi les contestataires, plusieurs stagiaires notés au minimum de leur échelon ne seront pas validés. Nous souhaitons que pour leur renouvellement, la note de cette année soit effacée et ne serve pas de référence pour leur évaluation de l’an prochain.