28 septembre 2017

Mobilisation et Actualité

Classe sans notes et liberté pédagogique individuelle

Nous avons porté à la connaissance du Recteur que certains chefs d’établissement veulent imposer, dans les bulletins trimestriels, l’abandon de l’évaluation chiffrée classique (sur une échelle de 1 à 20), au profit d’un positionnement sur une échelle de 1 à 4, ou « par objectifs » tel qu’il est imposé dans le Premier degré. Nous lui avons indiqué que le logiciel de saisie était ainsi configuré de telle sorte que le choix du positionnement sur 20 (la « note ») soit impossible à effectuer. L’objectif étant, bien sûr, de peser sur les équipes afin qu’elles renoncent à l’évaluation des acquis disciplinaires (pourtant obligatoire), pour adopter une évaluation transversale « par compétences » pourtant supprimée avec la mise en place du nouveau Livre Scolaire Unique (LSU).

Le Recteur a redit clairement que ce n’est pas le logiciel qui doit imposer le mode d’évaluation.

La FSU a rappelé la liberté pédagogique de chaque enseignant qui ne peut être remise en cause par un conseil d’administration, cette liberté est rappelée dans le code de l’Education sans ambiguïté et dans notre statut (nous sommes responsables de l’évaluation de nos élèves).

En tout état de cause, il n’est pas possible pour un principal de brandir l’argument du paramétrage du logiciel pour imposer un mode de positionnement dans les nouveaux bulletins trimestriels, dont l’entrée reste disciplinaire.

Nous vous remercions de faire remonter auprès du SNES-FSU de Lille toute situation d’établissement qui ne respecterait pas ce qui précède.