11 juillet 2007

Actualité

Restitution des moyens de Robien : il faut refuser les heures sup !

215 équivalents temps plein ont été supprimés dans l’académie suite à l’application des décrets Robien. La mobilisation des personnels a permis leur abrogation et la restitution des moyens.

A défaut de réunir un comité technique paritaire préalable aux opérations du mouvement intra-académique demandé par les organisations syndicales, le rectorat a concédé un groupe de travail.

Le gouvernement a fait le choix d’appliquer son programme politique, à savoir entériner les 3058 suppressions de postes au titre de l’application des décrets Robien et forcer les personnels à accepter les heures supplémentaires.

L’abrogation des décrets Robien entraîne la restitution de 3781 heures supplémentaires années (HSA) et 10 heures postes (HP) en lycée, 336 HSA et 6 HP dans les collèges Nord, 191 HSA et 7 HP dans les collèges du Pas de Calais et 141 HSA et 24 HP dans les LP.

La répartition par établissement se trouve ici

Pour le SNES, le groupe de travail devait permettre :

 le retour sur des suppressions de postes et notamment les mesures de carte scolaire,

 des suppressions de compléments de service,

 la création de blocs de moyens provisoires (BMP) permettant d’offrir des postes aux TZR dans l’attente d’une implantation définitive des moyens à la rentrée 2008.

L’administration voulait le réduire à une réunion d’information en prétextant que le retrait des heures n’avait pas eu d’incidences sur les postes. Nous avons obtenu le réexamen de la situation de 23 établissements, en insistant tout particulièrement sur la situation en éco-gestion et en STI. Nous attendons les résultats !

Manifestement, l’administration espère qu’à la rentrée les collègues accepteront de prendre des heures supplémentaires au delà des obligations statutaires (1 seule heure imposable depuis 1999).

« Travailler plus pour gagner plus », le gouvernement mise sur les heures supplémentaires pour compenser partiellement les 17 000 nouvelles suppressions de postes annoncées pour 2008.

Refuser des heures supplémentaires à la rentrée 2007 n’est donc pas seulement refuser la dégradation des conditions de travail, c’est exiger une véritable revalorisation salariale et montrer notre détermination pour peser sur les choix budgétaires 2008 qui seront examinés par le Parlement dès octobre 2007.