Compte rendu du groupe de travail du 2 avril.
Communiqué de la section académique du SNES FSU
Le rectorat a invité ce jeudi 2 avril 2026, les organisations syndicales élues en CSA à un groupe de travail dédié aux emplois d’Assistants d’Education pour notre académie. Le projet présenté : supprimer 10,25 ETP, repris sur 35 établissements scolaires au sein des collèges, des lycées et des LP de notre académie et dégradant les conditions d’exercices de nombreuses équipes de vies scolaires, déjà mise à rude épreuve face à l’augmentation de la charge de travail ces dernières années.
Alors que l’enveloppe ministérielle relative à la préparation de rentrée n’est toujours pas connue à ce jour, le rectorat de Lille propose de procéder à d’importants retraits de moyens, justifiant ses choix par un important excédent qu’il faudrait, à la demande du ministère résorber en profitant de la « baisse démographique ».
Le SNES FSU a interrogé le rectorat sur les causes et l’ampleur de l’excédent : actuellement il serait d’environ 80 à 82 postes (équivalent temps plein), que le rectorat devrait résorber progressivement, en dehors de toute mesure d’emploi liée à la préparation de rentrée.
Il y a deux ans, le rectorat avait déjà procédé dans ce cadre à la suppression de 14 ETP, qui avaient abondés les vies scolaires des collèges au titre du dispositif « devoirs faits ». C’est une dizaine d’ETP supplémentaires que le rectorat propose de retirer, en arguant des baisses d’effectifs constatées sur la période 2017-2025. Pour au moins un établissement aux indicateurs sociaux faibles, cette baisse n’est pourtant que de 50 élèves en ... 8 ans. Dans les établissements concernés, les suppressions iraient de l’ordre de 0.25 ETP à 0.75, mettant en danger de nombreux dispositifs d’accompagnement mis en places (tels que les clubs, des activités proposées dans le cadre de l’internat, etc) ou encore mettant même en difficulté des équipes entières pour assurer leurs missions éducatives et de surveillance des élèves.
A terme, pour résorber cet excédent allant à l’heure actuelle jusqu’à 82 ETP, il faudra amputer des dizaines de vies scolaires de moyens précieux.... Ce seront de 100 EPLE, collèges et lycées qui seraient concernés par des suppressions de postes au titre de cet « excédent », justification bien commode pour une Administration qui peine à justifier des retraits de moyens au titre de la « baisse démographique »
Dans l’immédiat, ce sont les conditions d’emplois et de travail de nombreux Assistants d’Éducation à qui l’administration va demander de travailler plus, en conditions dégradées ... et pour gagner moins !
En effet, le SNES FSU a profité de l’instance pour interroger le rectorat sur les négociations à venir concernant la mise en place de la grille de rémunération des AED (rappelons que c’est la seule catégorie à n’avoir aucune grille de salaire, ce qui en fait la catégorie d’emploi la moins bien rémunérée des personnels de l’EN). En réponse, l’administration nous indique avoir consignes de la part du ministère de ne rien mettre en place : malgré la règlementation en vigueur, la loi ne s’appliquera pas, faute de budget dédié ! Inacceptable !
Le SNES FSU n’a pas manqué de dénoncer ces choix , qui s’inscrivent dans la continuité des débats politiques et budgétaires sur l’Education.

