21 mars 2005

Le SNES dans l’Académie

Lettre au Recteur : Difficultés rencontrées par les examinateurs

Monsieur le Recteur,

A l’approche des examens, voici les points sur lesquels nous voulons attirer votre attention

Nous souhaitons une prise en compte des difficultés rencontrées aux sessions précédentes par les examinateurs de l’E.A.F. :

- Une enquête menée par notre organisation syndicale montre qu’il reste des professeurs de français en lycée et ayant des classes d’examen non convoqués ; cela est ressenti douloureusement par certains qui interrogent et corrigent depuis des dizaines d’année sans interruption.

- Les professeurs qui participent aux travaux des B.t.s. sont parfois convoqués également pour le baccalauréat : outre la charge de travail que cela représente, les dates se chevauchent parfois ; nous demandons que les professeurs ne soient pas convoqués aux deux examens.

- Le rythme imposé aux examinateurs à l’oral n’est pas de nature à favoriser le bon déroulement des épreuves : le B.O du 16/01/03 précise que « le temps consacré à chaque candidat et à remplir la fiche d’évaluation est d’environ 10 minutes » à ajouter aux 20 minutes de « l’examen oral » ; un candidat est donc accueilli toutes les demi-heures, le premier passant à 8h30 après sa préparation de 30mn. Afin d’éviter des vacations qui dépasseraient 4h, il ne faut pas aller au delà de 7 candidats, notamment dans les centres d’examen accueillant plus de 6 jurys à la fois et où il n’est donc pas possible aux coordonnateurs, qui doivent également assumer des tâches de régulation des épreuves, de prendre tous les candidats en surnombre.

D’après notre enquête, certains examinateurs ont une semaine de 50h d’interrogation orale, ce qui nuit bien sûr à l’attention portée aux candidats ; sans compter que ces examinateurs ont aussi en charge une centaine de copies.

En ce qui concerne les langues vivantes, il serait souhaitable comme pour l’EAF que, sauf cas exceptionnels, les convocations soient réparties sur l’ensemble des professeurs ayant des classes d’examen. Il serait également souhaitable que les professeurs chargés des interrogations orales aient eu au cours de l’année des élèves des séries ou niveaux où ils doivent interroger : cela concerne les STT, les ES LV2, les LV3 en général et surtout aussi les enseignements de spécialité en L et en ES.

Par ailleurs, nous regrettons l’absence de transparence quant au paiement des indemnités d’examen : le « bulletin de paie » quasiment illisible reçu par les collègues ne leur permet pas de contrôler que les heures faites ou les frais afférents ont été payés. Les retards, qui malheureusement se répètent d’année en année avec lesquels certains examinateurs sont payés sont également inadmissibles.