5 octobre 2019

Nos droits, nos métiers

Le mythe de la deuxième demi-journée de prérentrée

Quatre ans après sa suppression, il semble que des chefs d’établissements tente encore d’imposer une (ou deux) ½ journée supplémentaire de prérentrée dans certains établissements. De deux choses l’une :
- soit ces chefs d’établissements ne connaissent pas les textes, ce qui est plutôt grave pour des personnels de direction,
- soit ces chefs d’établissements connaissent les textes mais ne les respectent pas, ce qui est encore plus grave pour des représentants de l’état.

Petit rappel qui pourra donc nous servir, leur servir :

Pendant plusieurs années et jusqu’au calendrier scolaire de l’année scolaire 2014 - 2015, il était prévu que « Deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, seront dégagées, avant les vacances de la Toussaint, afin de permettre de prolonger la réflexion engagée lors de la journée de prérentrée. ». Cette disposition permettait donc, à l’époque, aux chefs d’établissement d’imposer des ½ journées de prérentrée supplémentaires avant les vacances de la Toussaint mais depuis le calendrier de l’année scolaire 2015-2016, celles-ci ont complètement disparues. En effet, et c’est aussi valable pour cette année scolaire, ce qui est maintenant prévu par les textes c’est : « Pour les enseignants, deux demi-journées (ou un horaire équivalent), prises en dehors des heures de cours, pourront être dégagées, durant l’année scolaire, afin de permettre des temps de réflexion et de formation sur des sujets proposés par les autorités académiques. »

En clair :

- Les ½ journées de prérentrée supplémentaires n’existent plus depuis quatre ans, donc pas de ½ journées à récupérer en plus après la prérentrée officielle.
- Deux ½ journées peuvent être programmées dans l’année scolaire par les autorités académiques (DASEN ou Recteur mais pas par le chef d’établissement).

Pour cette année, rien n’est pour l’instant prévu. Des chefs d’établissement ne peuvent donc pas programmer ces deux ½ journées. Ils se doivent d’attendre d’éventuelles instructions hiérarchiques pour cela. Ne laissons pas des mythes ou légendes urbaines s’installer dans nos établissements et faisons respecter nos droits.